February 7, 2018 : 19H30

Alzheimer

Recherche et aspects cliniques
Alzheimer, recherche et aspects cliniques

Intervenants

Dr Isabelle Arnal & Dr Anne Fourest-Lieuvin sont chercheures à l'institut des Neurosciences de Grenoble CHU - CEA - CNRS / INSERM - Université de Grenoble Alpes, dans l’équipe : « Dynamique et Structure du Cytosquelette » dirigée par Isabelle Arnal.

Dr Jean Yves Lemonnier est gériatre au sein du CHR d'Orléans et médecin de la Consultation mémoire gériatrique du CHR.

Cet événement est organisé par Espoir en Tête menée par Les Rotary Districts de France et la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau en partenariat avec LE STUDIUM.

Résumés des deux présentations

La protéine Tau, un marqueur de la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une pathologie neurodégénérative : elle provoque la mort des neurones, cellules spécialisées du cerveau responsables de la transmission de l’information. La protéine tau est nécessaire au bon fonctionnement du cerveau : elle stabilise le squelette interne des neurones, appelé cytosquelette et constitué de petits tubes qui maintiennent l’architecture de ces cellules. Dans la maladie d’Alzheimer, la protéine tau devient anormale et n’assure plus sa fonction ; elle s’agrège sous forme de lésions fibrillaires, un phénomène conduisant à la perte progressive des neurones. Quelles sont les fonctions exactes de tau ? Comment les formes anormales de tau deviennent-elles toxiques pour les neurones ? Autant de questions qui restent ouvertes aujourd’hui... Dans cette conférence, nous nous intéresserons aux mécanismes impliqués dans le fonctionnement de tau et les conséquences de son dysfonctionnement dans les neurones. Nous présenterons certains résultats récents obtenus dans l’équipe sur l’impact de formes toxiques de tau sur le cytosquelette. 

Maladie d'Alzheimer:  des causes multiples, un diagnostic précoce possible, une prévention nécessaire

Très largement étudiées, les causes de la Maladie d'Alzheimer restent en réalité incomplètement connues. Les protéines que l'on pensait responsables jouent un rôle considérable, mais ne sont sans doute pas les seuls déterminants des pathologies cognitives du vieillissement, en particulier chez les plus âgés, qui représentent la majorité des malades. Depuis les années 2.000, plusieurs dizaines de molécules ont été testées pour traiter cette pathologie, sans réel résultat, et pour le moment sans éventuel traitement curatif avant, sans doute, bien des années. Un intérêt accru se porte donc sur la prévention, et des données récentes laissent penser que cette prévention est du domaine du possible. Il ne faut pas baisser les bras, la recherche fondamentale se poursuit, mais chacun peut être acteur de sa propre prévention en ce domaine.

Entrée libre

Liens complémentaires

www.rotary.org/fr 

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